
L’Europe : ça cartoon !
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Le centre Wallonie-Bruxelles de Paris, propose actuellement une exposition peu commune sur l’histoire de l’Europe. A travers la patte des caricaturistes européens les plus caustiques, le continent est abordé sous un angle franchement marrant. Pourtant, les sujets des plus sérieux sont évoqués. De la CECA à la crise grecque, « C’est la fôte à Bruxelles » donne à voir comme cafebabel.com donne à lire : un peu d’histoire et beaucoup de dérision. Quoi qu’il en soit, jusqu’au 06 octobre, l’Europe dessinée au crayon paraîtra beaucoup plus claire.

9 mai 1950 : Robert Schuman, ministre des Affaires Etrangères français, propose la mise en commun des ressources de charbon et d’acier de la France et de l’Allemagne dans une organisation ouverte aux autres pays d’Europe. Le traité instituant la CECA (Communauté Européenne du charbon et de l’acier) sera signé en 1951 et entrera en vigueur le 23 juillet 1952.

Le bébé est né sur le terreau d’un partenariat industriel de ressources de matières premières. Une preuve que, dès sa naissance, l’Europe était avant tout une union économique ?
Dessin de Leffel ©cwb

Le mur de Berlin, qui coupait l’Europe en deux, tombe en novembre 1989.
Dessin de Kazanevsky ©cwb

La convention de Schengen, inaugurée en 1985, promulgue l’ouverture des frontières entre les pays signataires. L’espace Schengen est aussi l’illustration de l’Europe telle que la vivent les citoyens.

« Nous parlons du droit de pêche ». Depuis 1993, l’Islande respecte les règlements de l’Union Européenne et applique ses prescriptions relatives aux conditions de police sanitaire pour le contrôle de l’état des eaux et des animaux marins.
Dessin de Hachfeld ©cwb

Le 9 avril 2003, le Parlement européen a accepté l’adhésion de dix pays supplémentaires : (Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Chypre et Malte), parachevant ainsi l’Union à 25.

29 mai 2005, 54,6 % des français disent non au projet de traité constitutionnel européen.
Dessin d'Antonio ©cwb

Seul organe parlementaire de l’UE, le Parlement européen forme le pouvoir législatif des institutions. Il compte 736 députés qui, bon an mal an, participent à l’élaboration de nouvelles directives.

Signé en 2007, le traité de Lisbonne est entré en vigueur le 1er décembre 2009. Si certains voulaient complexifier les dispositions antérieures, d’autres préféraient les simplifier. Entre BD et dico, la cacophonie a débouché sur un traité « modificatif ».

L’euro a l’avantage de révéler quelques disparités, surtout en ces temps de panade financière. Les pays de l’Est : incarnation de l’Europe à deux vitesses ?

Les soixante années de l’histoire communautaire ont été ponctuées de mouvements de tension. Dernière affaire en date, celle de la « crise grecque » secoue toute la zone euro.

Après son adhésion en 1981, la crise a révélé à l’ensemble des Etats membres que la Grèce avait camouflé ses comptes publics.
Dessin de Bertrams ©cwb

Début 2010, la chancelière allemande émet l’idée qu’un pays, la Grèce, puisse quitter la zone euro si ses finances sont trop calamiteuses. Cette position ne durera pas. La balance s’étant rétablie.

En 2008, l’UE a contribué à hauteur de 150 milliards de dollars aux programmes d’aide alimentaire et d’agriculture de la FAO (Food and Agriculture Organization).
Dessin de Hachfeld ©cwb

Mars 2009 : Barack Obama effectue en grande pompe son première visite sur le vieux continent en tant que Président des Etats-Unis.
Dessin de Horsch ©cwb

L’effacé président permanent du Conseil européen est aussi un poète haïku. Herman Van Rompuy raffole en effet de ces courts poèmes japonais sans rimes dont il a présenté la singularité devant un parterre de journaliste, lors d’un discours en décembre 2009.

Se renforcer, se fédérer, s’élargir : l’Europe est en chantier, et certaines de ces promesses, l’Europe sociale en tête, restent inabouties. En outre, de vives questions demeurent : l’intégration de la Turquie en est un bon exemple.
Dessin de Zlatkovsky ©cwb