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Une journée à Naplouse

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Default profile picture Nuria Serra

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Nous sommes le 22 juillet 2007 à Balata, un camp de réfugié situé à Naplouse. Nos interlocuteurs sont le représentant du comité populaire. : Youssef et le coordinateur : Oussama. Nous sommes le 22 juillet 2007 à Balata, un camp de réfugié situé à Naplouse. Nos interlocuteurs sont le représentant du comité populaire. : Youssef et le coordinateur : Oussama.

Le camp a été construit entre 1950 et 1952 suite à l’émigration de nombreux palestiniens forcés de quitter leur maison par les militaires sionistes.

Les palestiniens qui vivent à Balata viennent de 23 villages de Cisjordanie d’où leur familles ou eux même ont été expulsé.

La surface du camp est de 1 km². En 1952, 5000 palestiniens habitent le camp. Aujourd’hui, 24000 palestiniens habitent le camp. Par contre, la surface du camp est resté la même.

La démographie est très développée, ce qui entraîne beaucoup de problème médicaux. Il y a un seul centre médical dans le camp géré par l’UNRWA.

Quotidiennement, il y a des incursions israéliennes dans le camp. Ce qui entraîne la peur, des problèmes psychologiques.

Dans le camp, il y a beaucoup de palestiniens (dont de nombreux enfants) qui sont emprisonnés et beaucoup de martyrs (palestinien tué par l’armée israélienne).

L’occupation est présente. Les israéliens font sortir les gens de leur maison, les utilisent comme bouclier humain, les arrêtent, les emprisonnent, les tuent,… Beaucoup de maisons sont détruites. Les façades sont détruites dans les rues principales pour faire le passage. Sans cesse, les palestiniens reconstruisent.

Le but du comité est d’affirmer le droit au retour de tous les réfugiés, de faire un travail sur le souvenir de la Nakba par le biais d’activités culturelles, de jeux. Le comité garde des archives de témoignages de personnes ayant vécu la Nakba.

Tous les gens rêvent de rentrer dans leur village.

Durant le couvre feu, le taux de chômage est de 100%. Aujourd’hui il est de 60 à 65%.

30% à 35% des habitants du camp vivent dans une extrême pauvreté, avec rien du tout…60% ont une vie simple…

Il y a 4500 étudiants dans le camp.

Récemment, un enfant de 4ans se trouvait dans la rue, sur le chemin de l’école, quand un israélien lui a tiré dessus.

Le nombre d’enfants par classe est très élevé : 40, 50 enfants. Il y a une demande de diminution de l’effectif par classe. Le comité fait pression sur l’ UNRWA pour construire des écoles mais il n’y a pas de place. Il y a des problèmes dans l’enseignement à cause de la situation, des problèmes psychologiques qui en découlent, notamment la peur et la fatigue liées aux incursions de la nuit.

Le service psychologique local a la volonté de sortir les enfants de ce qu’ils vivent. Il se concentre sur les enfants blessés, sur les maisons touchés par les incursions pour aider les enfants.

Israël pensait qu’avec le temps les nouvelles générations de palestiniens allaient oublier. Les familles inculquent le droit au retour. Le but est de retourner dans les villages d’où ils ont été expulsé. Toutes les familles ont des documents qui prouvent qu’ils sont propriétaires de leur terre la bas. Ces papiers sont identifiés en Turquie et en Grande Bretagne.

Nous nous rendons ensuite au Centre Enfance Joyeuse où nous rencontrons Khaled.

Le terrain a été prêté par l’UNRWA. C’est un lieu modeste qui a permis au centre de s’ouvrir en 2003. Le centre est ouvert toute l’année. 50 enfants y viennent régulièrement.

Les enfants vivent une situation catastrophique. Naplouse est enfermée, encerclée, ce qui a des répercussions sur les enfants. Un programme de soutien psychologique est mis en place collectivement et individuellement.

Israël vole la terre mais aussi le folklore. Le centre propose des groupes de travail sur le théâtre et le folklore palestinien afin de transmettre le folklore aux enfants et aux parents.

Le centre met en place des camps de vacances avec Naplouse et les trois camps de réfugiés. Ce qui permet aux enfants de se rencontrer et de lier des amitiés.

Un travail important est mené sur la Nakba avec un comité animé par des gens qui travaillent à l’université Al Najah, des syndicats,…

Cette année, le centre prépare l’organisation d’une « fête » pour commémorer la Nakba, ainsi qu’une conférence sur la Palestine historique.

Les enfants du centre nous ont interprété le spectacle folklorique qu’ils répètent depuis 6 mois et qu’ils souhaitent jouer dans le futur, notamment pour commémorer la Nakba.

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