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Un Sommet européen ponctué par des «actions sifflets»

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Bruxelles

Par Mikhaïl KoumakisCe 28 et 29 juin, à Bruxelles, se déroule un Sommet européen à haute tension. Y sont débattues les orientations futures que prendront les 27 États membres pour affronter la crise économique qui sévit depuis deux ans. C’est à La République de Chypre que revient la présidence tournante des six prochains mois.

Au cours de la première journée de cette réunion interministérielle, plusieurs actions de revendication se sont déroulées; des initiatives citoyennes réunissant des Européens en colère.

Entre 13h et 14h30, à la sortie du Conseil Européen, sur le rond-point Schumann, une centaine de manifestants étaient présents avec des sifflets. Des agriculteurs issus des quatre républiques baltes. Objectif : faire un maximum de bruit en direction de l’édifice du Conseil. Mais les « mécontents » ne pouvaient avancer d’avantage. Face à eux, un cordon policier et les habituelles barbelés. Soutenus par la Députée européenne, Sandra Kalniete, ils voulaient revendiquer les discriminations auxquelles ils sont soumis. Avec des coûts de production légèrement inférieurs à celui des agriculteurs belges, les fermiers baltes reçoivent des subsides quatre fois moindres. Ces fermiers écologistes estiment que l’Union européenne doit réviser en profondeur sa politique agricole commune. La PAC défavoriserait-elle les petits pays de l’Est au bénéfice des grands pays de la zone Euro?

Des gestes citoyens

Même modus operandi pacifique, autre cause. Des jeunes citoyens européens se sont réunis plus tard vers 19h30. Au centre de la Place du Luxembourg. Leur action : souffer dans des sifflets en direction du Parlement européen.A la tête de cette ’initiative ayant pour titre « European Citizens for decisions, not bla bla bla » Michael Villa, également responsable d’autres « manifestations spontanées » de ce type au cours du mois dernier. Les organisateurs entendaient ici mettre en cause l’immobilisme des institutions européennes face à la situation de crise actuelle. Certes, ils ne proposaient pas de solutions concrètes, mais cherchaient surtout à exprimer un mécontentement face à l’absence de décisions concertées et rapides. Une cinquantaine de sifflets ont ainsi créé un tintamarre .Plus tôt dans le mois, à l’approche des élections municipales et régionales grecques du 17 juin, une poignée de ces jeunes avait organisé des petits rassemblements à Bruxelles. Ils demandaient plus de solidarité entre les gouvernements européens exprimant leur soutien aux Grecs accablés par les politiques d’austérité dictées dans le Mémorandum.

Plusieurs pays européens du sud de l’Europe sont en ce moment dans le collimateur de Berlin, épinglés comme étant les mauvais payeurs de la dette européenne. Autour de plusieurs enjeux économiques, les petits états périphériques essayeront de plaider leurs causes face aux pays moteurs qui imposent l’austérité comme unique plan de sortie de la crise à court terme.