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La Grèce et l'UE : la guerre des statues

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La crise de 2015 a fait mal en Grèce. Mais nous ne sommes pas là pour parler de la dette, du FMI ou de Yanis Varoufakis. À la place, on a donné la parole à de jeunes Grecs sur un autre sujet de discorde majeur : les marbres d'Elgin. Volés, réclamés, jamais retournés, l'histoire qui entoure ces pièces d'art reflète assez bien la relation de l'UE à la Grèce.

À moins de deux semaines du scrutin des élections européennes, on remet le couvert pour le deuxième épisode de Soupe à l'Union, le podcast qui tente de rapprocher l'UE des gens. Et c'est de la Grèce dont nous allons parler, histoire de vous dresser le portrait de ses habitants, pour qui le rapport à l'UE est pour le moins compliqué. Ces dernières années, beaucoup de Grecs se sont sentis trahis et volés par la troïka qui ne leur voulait que du mal.

De quoi rappeler l'histoire des marbres d'Elgin, ces figures de l'art grec qui ornaient le Parthénon à Athènes, et qui sont détenues illégitimement depuis 1801 par le Royaume-Uni. Exposées au British Museum à Londres, ces statues sont comme les enfants d'un divorce difficile, où aucune des deux parties n'est prête à lâcher le bébé. Bien qu'elle n'a pas été l'avocate d'un camp ou de l'autre, l'UE a joué un rôle dans ce conflit... qu'elle n'a toutefois pas su résoudre. Sollicitée à plusieurs reprises, les réponses de l'UE à la Grèce sont, tantôt encourageantes, tantôt décevantes, à l'image du sentiment qu'elle inspire dans le pays.

De Corfou à Bruxelles, Stelios, Panagiotis et Kyveli nous ont raconté avec leur bel accent leur ressenti par rapport à tout ça. Ils ont aussi essayé de nous dresser un portrait de la relation de leur pays à l'UE.

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New Acropolis Museum
Salle du Parthénon du musée de l'Acropole, avec les marbres originaux, et les copies en plâtre © Acropolis Museum

Photo de couverture : Anthony Tavares

Écoutez aussi : Soupe à l'Union : en Slovaquie, la route de l'abstention

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